Historique

Historique

Pour présenter en quelques pages l’histoire de l’éducation chrétienne à Dourdan, la chronologie des événements nous conduit à reconnaître trois périodes marquées par les « Filles de l’Instruction Chrétienne » de 1693 à 1835, les « sœurs de Saint-Paul de Chartres de 1835 à 1965 enfin le Clergé qui avec l’aide de paroissiens a pris la relève à partir de 1913.

En Octobre 1693, la Communauté des Filles de l’Instruction Chrétienne s’installe dans « un grand corps de bâtiment avec plusieurs dépendances et jardin, situé au bas de la rue d’Authon », qui constitue les locaux de l’actuelle Ecole Notre-Dame…Il y a plus de 300 ans !

Les Filles de l’Instruction chrétienne

En fait, l’origine de la Communauté remonte à 1658, date à laquelle « huit pauvres Filles » de Dourdan, s’installèrent dans une maison rue de la Haute Foulerie, et ouvrirent pour les petites filles indigentes de la ville, une école gratuite.

En 1678, Mme Servin, découvre, lors d’une visite à Dourdan à la suite de la princesse Marguerite-Louise d’Orléans, grande duchesse de Toscane, le mérite et le dévouement de ces « pauvres filles ». Elle leur offre de partager leur œuvre et de leur donner une règle. Elles acceptent volontiers, à condition que Mme Servin devienne leur supérieure. Ayant vendu tous ses biens, Mme Servin achète par contrat, le 20 juillet 1693, les bâtiments de la rue d’Authon et y installe la Communauté en Octobre 1693…

La Communauté s’organise et obtient toutes les autorisations d’enseigner, d’abord religieuses de l’Evêque de Chartres, Mgr Godet des Marais, puis civiles par lettres patentes du Roi Louis XIV en 1697. « Dans la nouvelle Maison, dite Maison de la Communauté, il y avait deux classes bien distinctes, l’une pour les pensionnaires que la réputation de l’établissement avait attirées de fort loin et en grand nombre, l’autre, non moins bien tenue, pour l’instruction gratuite de toutes les petites filles pauvres de la ville, auxquelles des maîtresses choisies apprenaient comme aux pensionnaires, à lire, écrire, calculer, prier Dieu et travailler. Ce travail consistait à coudre, filer, broder, faire de la dentelle et surtout des bas, des gants, des mitaines et des bourses à l’aiguille, en laine, fil, coton et soie ».

Mme Servin consacra toute sa fortune à la Communauté, faisant construire la chapelle dédiée à Saint-Joseph (dans la cour de l’actuelle école Notre-Dame) et fit don de tous ses biens en 1706… Elle s’éteignit en odeur de sainteté, le 25 septembre 1723, à l’âge de 74 ans. …/… Pendant un siècle, les Filles de l’Instruction Chrétienne exercèrent tranquillement leur tâche jusqu’en octobre 1792, date à laquelle la Maison fut bouleversée. Par ordre du comité révolutionnaire, madame Gaudry, la nouvelle Supérieure et les sœurs durent quitter les lieux et se cachèrent… Plus tard en 1808, les Filles réintègrent leur Maison, mais après bien des péripéties, la Communauté de l’Instruction Chrétienne fut dissoute le 28 novembre 1835

Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres

Cette même année 1835, les sœurs de Saint-Paul de Chartres reprennent l’Institution en ajoutant à l’Ecole et au Pensionnat une « salle d’asile » (ancêtre des classes enfantines), grâce au concours de la ville et de bienfaiteurs… La Maison de la rue d’Authon est l’objet de transactions compliquées. La ville, qui depuis 1845 est propriétaire de l’immeuble, le cède aux sœurs de Saint-Paul de Chartres en 1854. Vers 1860, les sœurs se voient confier la direction de l’école communale de la ville. « Dourdan (avec Saint-Chéron) à la particularité de posséder une école publique de filles confiée à une congrégation ». En 1880, l’école communale comprend 80 élèves, la « salle d’asile », 120 enfants garçons et filles, le pensionnat, 150 élèves en 5 classes.

A la suite des nouvelles lois du 7 juillet 1904, sur l’enseignement, un directeur laïc est nommé à l’école communale où les sœurs ne peuvent plus enseigner. Elles conservent cependant les classes enfantines et le pensionnat. Le 22 juin 1912, la préfecture du département de Seine et Oise signifie la fermeture des établissements appartenant aux sœurs de Saint-Paul de Chartres à Dourdan.
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De l’école Notre-Dame en 1913 au groupement scolaire catholique, école Notre-Dame et collège Jeanne d’Arc, en 1993

Avec bien des vicissitudes, les sœurs de Saint-Paul de Chartres continuent leur œuvre : pensionnat pour les orphelins de guerre en 1916, pensionnat pour jeunes filles, classes enfantines… Les sœurs quitteront définitivement Dourdan en 1965, mais restent propriétaires des bâtiments de la rue d’Authon, devenue depuis rue de l’Abbé Fèvre.

Ecole Notre-Dame

L’école Notre-Dame vit le jour à la rentrée scolaire d’octobre 1913. Mgr Gibier, évêque de Versailles, venait de bénir les locaux, situés rue Neuve (actuellement rue Debertrand) où l’école s’installa. La première directrice fut Mme Richier.

Une longue période de 1928 à 1956, fut marquée par la personnalité de Mme Berthier et de ses filles, les Demoiselles Berthier, auxquelles l’Abbé Fleury, curé de Dourdan, confia la direction et l’enseignement dans cette école rue Debertrand. De nombreuses dourdannaises se souviennent de cette époque…
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En 1967, l’école Notre-Dame fut transférée dans les locaux de la rue de l’Abbé Fèvre, ancienne rue d’Authon. Comprenant 3 classes primaires et une classe enfantine, elle obtenait de fonctionner sous contrat simple.

Pour donner une continuité à ses élèves du primaire, l’école Notre-Dame s’agrandit, en 1970, de deux classes secondaires (6ème et 5ème), sous contrat simple. Elles furent plus tard installées dans les locaux de la rue Debertrand. Jusque là, toutes ces classes étaient réservées aux filles. La mixité arrive timidement en 1971.

Ecole Jeanne d’Arc

En 1929, trois paroissiens avaient acheté les bâtiments de la rue d’Etampes et y avaient installé l’Institution Jeanne d’Arc. En 1973, l’institution comprenait 140 élèves, dont 38 pensionnaires.

La Chartraine, le cours Mgr Fleury, l’école Ménagère

Au fil des ans, pour répondre aux besoins du moment, différentes écoles ou cours remplirent leur rôle éducatif. Alors que les bâtiments de la rue Debertrand étaient réservés au primaire, un cours secondaire fut ouvert en 1948 dans la propriété de la Chartraine, 4 rue Fortin. Il accueillit jusqu’en 1954 des jeunes filles de la 6ème à la 3ème

Le cours Mgr Fleury, dans les années 1952-1954, était une école privée de filles, située à l’angle de la rue Debertrand et du Trou Salé (Place de la Forge). L’école ménagère, crée en 1926 dans les locaux de la rue d’Authon, recevait les jeunes filles après leur certificat d’étude. Elles s’initiaient aux arts qui ont fait d’elles de bonnes maîtresses de maison… Cette école fut fermée en 1965.

Ecole Notre-Dame et collège Jeanne d’Arc

Le rapprochement du collège Jeanne d’Arc et de l’école Notre-Dame commence en 1973, devient effectif en 1975 et aboutit en 1979 à la fusion des cours complémentaires et des écoles primaires. Avec la loi sur les écoles et les collèges, chaque établissement a son autonomie et sa propre direction.

Le collège Jeanne d’Arc obtient le contrat d’association ; ses locaux sont répartis rue Debertrand et rue d’Etampes. L’école Notre-Dame est donc redevenue depuis 1979 une école primaire, avec classes enfantines sous contrat simple. Depuis 1991, les deux établissement se sont regroupés. Fier de son présent, l’Institut Saint Paul a trouvé ses racines et sa solidité dans son Histoire, fort de ses projets il est résolument tourné vers l’Avenir.

La célébration du tricentenaire de l’Enseignement Catholique à Dourdan, se concrétise dans notre nouvelle identité :

Institut Saint Paul – Ecole Notre Dame – Collège Jeanne d’Arc

Depuis septembre 1996, Madame OLLIER succède à Madame PHILIPPON qui a pris une retraite bien méritée après avoir développé et dynamisé l’école. Aujourd’hui 15 classes, maternelles et primaires, dont un regroupement d’adaptation ouvert répondent aux besoins de tous et sont symbole de notre caractère propre.

De nouveaux bâtiments ont vu le jour en juin 1998. En septembre 2000, Madame OLLIER obtient le contrat d’association pour l’école.

En 2007, Monsieur GUEGAN prend sa retraite. Madame HAMELIN prend le relais jusqu’en 2012.

Depuis la rentrée de septembre 2012, nous avons accueilli Sandrine FUSIER, chef d’établissement du collège. Madame OLLIER assure la coordination des deux établissements de l’Institut Saint Paul.

La construction de la restauration scolaire suit son cours. Il reste 18 % des travaux à exécuter afin de pouvoir accueillir les élèves du collège et de l’école dans des locaux fonctionnels et confortables.

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